les choux de bruxelles

Au sud de Bruxelles, coincé entre Ixelles et Enderlecht, la commune de Saint-gilles est le lieu de naissance des choux de Bruxelles.
Vers 1650, la démographie galopante imposa de trouver une solution pour produire davantage : un nouvel hybride du chou fut mis au point par les maraîchers locaux. Un chou poussant verticalement et donc occupant moins de surface au sol. Astucieux !
La seconde année de sa culture, ce chou produit une tige florale d'un mètre de haut. A l'aisselle de chaque feuille pousse un bourgeon axilaire, c'est le chou de Bruxelles.

Une fois cueillis, en commençant par la base de la tige, il faut les cuisiner. Et là, ô horreur, on peut lire sur internet la pire des préparations : fendus en croix et bouillis dans l'auto-cuiseur !

A quoi bon prendre ne serait-ce qu'une minute de son temps pour dire comment faire fast-food chez soi !

L'idéal est de les cuire à la vapeur, dans leur jus, al dente. Comme ça, on préserve la vraie saveur de ce sympathique légume d'hiver. Donc, on ne les fend pas, on ne les fait boullir 20 minutes dans l'eau, on ne met pas de bicarbonate, ça ne sert à rien. 

Le chou de bruxelles

On vous dit (dans les innombrables sites de recettes) qu'ils sont cuits quand la pointe de couteau les traverse. Certes ! Mais ils sont meilleurs lorsqu'on sent une petite résistance à la traversée du couteau. C'est ainsi. Faites le test. 

Ensuite, c'est une affaire de goût. Certains les font rissoler dans l'huile d'olive. Personnellement, je les fais sauter 2 minutes dans le beurre : le chou contient encore assez d'eau pour que le beurre reste clair.

Les choux de Bruxelles ne se mangent pas crus...Faux ! Râpés et mélangés à un peu de jus de citron, ils agrément toutes les salades.

Les recettes les plus courantes les associent aux lardons (chou et porc ont toujours fait bon ménage). A essayer, le gratin de choux de Bruxelles, avec lardons et râpé de Comté. Hmmm !